Accueil > Edifications > Parole de la semaine > Vivre pour Dieu : une attitude raisonnable

Vivre pour Dieu : une attitude raisonnable    Enregistrer au format PDF

mardi 26 mars 2013, par Et’Y

« Je vous exhorte donc frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable » (Romains 12:1) 

S’il y a une chose qui définit la vie du chrétien, c’est bien le principe que celle-ci ne lui appartient plus. A cet effet, l’Apôtre Paul disait ceci : « J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi  » (Galates 2:20). Cependant, il n’est pas rare que de voir des chrétiens trouvant normal de continuer à marcher en toute tranquillité sur le chemin corrompu de leurs anciennes vies. Cela vraiment triste. Pourtant, nous devons comprendre que la vie chrétienne consiste à être pour Dieu un sacrifice vivant, une consécration, corps, âmes, esprit et possessions : un acte raisonnable au regard de l’immensité de la grâce qui nous a été manifestée à travers l’œuvre de la croix. 

Prendre conscience de l’œuvre de la croix 

« Sachant que Christ ressuscité des morts ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur lui. Car il est mort, et c’est pour le péché qu’il est mort une fois pour toutes ; il est revenu à la vie, et c’est pour Dieu qu’il vit. Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ. » (Romains 6:9-11) 

La vie chrétienne repose sur la mort de notre vielle nature pécheresse et la manifestation de celle de Christ. Cet état de vie est rendu possible par la mort de Jésus à la croix suivie de sa résurrection trois jours plus tard. Il en résulte une double implication décrivant notre relation avec Christ : ce que « nous en Christ » nous sommes devenus devant Dieu et ce que « Christ en nous » nous fait devenir devant les hommes. 

Caché en Christ 

« Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu. » (Colossiens 3 : 3)

Identifié à Christ  : La vie chrétienne commence par l’acceptation, en tant que pécheur –au moyen de la foi et la confession– de Christ comme notre substitut sur la croix, notre remplaçant sous la colère de Dieu. Par cet acte de reconnaissance qui nous identifie à Christ, nous sommes déclarés non coupables devant Dieu ; changeant par conséquent le regard porté sur nous par Dieu qui nous voit désormais au travers de Christ. Ce qui nous confère une position nouvelle, celle que Christ occupe dans la présence Dieu. 

Participant de la vie de Christ : Désormais en Christ, nous formons avec lui un même corps. Comme le sarment et le cep, animés par une seule et même vie, nous avons part à la vie de Christ, vie qui a sa source en Dieu. Tout ce que Christ possède est à notre disposition. Toutes les bénédictions spirituelles, nous les avons en Christ. En Christ, nous sommes nés de Dieu et enfants de Dieu, nous sommes devenus cohéritiers avec Christ en sorte que l’héritage que Christ a reçu de Dieu est en partage avec nous. 

Se séparer de la pensée du monde en recevant la pensée de Christ 

« Ainsi donc, comme vous avez reçu le Seigneur Jésus-Christ, marchez en lui, étant enracinés et fondés en lui, et affermis par la foi, d’après les instructions qui vous ont été données, et abondez en actions de grâces. » (Colossiens 2 : 6-7) 

La vie chrétienne est impossible à vivre en dehors de la pensée de Christ. Aimer les plaisirs du monde est incompatible avec la foi chrétienne. Si votre vie est en Christ, c’est que vous êtes morts aux principes du monde, dans sa mentalité, sa façon de penser, de raisonner, de concevoir la vie. Telle est la précieuse vérité selon laquelle vous devez vivre en vertu de cette position que vous avez en Christ. Vous ne pouvez vivre la vie de Dieu avec l’amour du « monde » car votre infidélité est proportion de votre communion avec le monde. Ne laissez donc pas le monde vous intervertir et détourner vos pensées de Dieu par de faux raisonnements. 

Celui qui est né de Dieu n’est plus du « monde », mais il appartient au royaume de Dieu. Il est appelé à penser et à vivre selon les principes qui régissent ce nouveau référentiel. Si vous avez reçu Christ dans votre vie, par conséquent, vos affections et votre confiance doivent trouver leur repère en Christ en sorte que vous vous détachiez des attraits, des désirs du siècle présent pour marcher dans ce qui est vrai selon Dieu. Vous ne devez donc plus avoir pour vous d’autres trésors que ceux que vous trouvez dans la part que vous avez dans la vie de Christ, la véritable adoration et la sanctification en vous livrant totalement.

Se livrer soi-même totalement

« Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité ; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice » (Romains 6:13) 

La vie chrétienne consiste à se livrer à Dieu en soumettant notre volonté à sa pensée. C’est de vivre de son consentement entier sous la seule conduite des principes de la vie qui découlent de Dieu. Nous abandonnons tout droit de nous-mêmes pour nous soumettre à la souveraineté absolue de Dieu par Christ, à qui nous appartenons de droit parce qu’il nous a rachetés au prix de sa vie innocente. 

Sur la croix, par son sang, Jésus a acquis le titre de propriété sur votre vie. Elle est sienne par droit de rachat. Et il a le droit d’en prendre possession. Mais, il n’est pas un dictateur. Il vous laisse la décision de lui livrer ce qui lui appartient, de lui céder volontairement et définitivement votre existence : ce que vous êtes et ce que vous procédez, non pas pour être à lui, mais parce que vous êtes à lui que vous lui consacré, que vous lui livrez votre vie. Ce qui est une attitude raisonnable. 

Un culte raisonnable 

« Je vous exhorte donc frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable » (Romains 12:1) 

Ce n’est pas un grand sacrifice, mais un acte raisonnable que d’abandonner les souillures du ‘‘monde’’. C’est ce que l’œuvre pleinement accomplie de Christ nous rend capables d’être. Si vos yeux sont fixés sur Christ, vos cœurs ouverts pour apprécier son sacrifice et la grâce qui l’accompagne et le contempler dans sa gloire, vous n’aurez pas de peine à abandonner les convoitises d’ici-bas. Au contraire, vous trouverez en cela le caractère de la véritable vie, celle qui manifeste l’amour et la justice de Dieu. 

Si, ayant quitté les choses terrestres, vous pensez que vous faites un grand sacrifice, cela prouve que vous estimez encore le monde ou votre ancienne vie. Or, la perfection ici-bas, c’est la condition du croyant qui réalise par la foi cette vérité qu’il est ressuscité avec Christ et glorifié avec lui dans le ciel, vivant, pour plaire à Dieu par l’obéissance à sa Parole, afin que le sacrifice de sa vie lui soit agréable. 

Prenons donc garde, que le monde ne se glisse très subtilement dans nos cœurs. Car, le cœur partagé ne peut expérimenter la gloire de Dieu.

Répondre à cet article

Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0